Quand la chenille devient papillon...

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Le cabinet de Somatopathie est ouvert en août

Un petit message pour vous informer que le cabinet sera ouvert tout le mois d’août.

Bien entendu, compte tenu des circonstances, les séances se font avec le masque, dans le respect des règles en vigueur… même si, avec la chaleur, je reconnais que le port du masque n’est pas des plus agréables. Mais nous devons tous jouer le jeu.

J’en profite pour rappeler que désormais, les règlements se font en espèces ou par carte bancaire. Les règlements par chèque ne sont donc plus acceptés.

Force est de constater que la période de confinement a été à l’origine de gros changements intérieurs pour nombre d’entre vous. J’ai gardé le cabinet ouvert tout le mois de juillet, et je ferai donc de même pour le mois d’août afin de pouvoir facilement répondre aux demandes de rendez-vous.

Dans tous les cas, je vous souhaite un très bel été.

Réouverture du cabinet

Image par Bruno /Germany de Pixabay

Il semble que nous nous approchions des conditions de réouverture du cabinet.

Je sais que la période est difficile pour beaucoup et j’ai dû décliner de nombreuses demandes de rendez-vous faute de visibilité quant à la date de fin du confinement.

Néanmoins, à compter de lundi 4 mai, vous pourrez de nouveau me contacter afin d’organiser vos séances qui pourront reprendre dès lundi 11 mai.

Bien entendu, tout se déroulera dans le respect des consignes en vigueur et des gestes barrières.

De tout cœur avec vous 🙏🏻🙏🏻🙏🏻

Somatopathie : Couper le cordon

Notre corps exprime à sa façon la souffrance que nous n’accueillons pas en nous. Celle que nous n’entendons plus… soit parce qu’il était urgent de ne pas se laisser submerger par elle, enfant, soit parce que nous avons fini par ne plus nous écouter… et donc ne plus nous entendre… coupés de ce qui pousse au plus profond de nous, parfois bien caché sous des tonnes de gravas : l’aspiration à être.

Bien entendu, nous sommes. Mais l’espace dans lequel la Vie en nous peut s’exprimer est plus ou moins contraint selon notre vécu, notre héritage émotionnel, et la relation que nous entretenons avec ce vécu ou cet héritage. Car le passé ne se réécrira jamais. Notre seule marge de manœuvre se situe dans la façon dont nous accueillons ce passé, cette histoire héritée en nous.

Bien souvent les émotions associées à cette histoire ont dépassé notre capacité d’accueil du moment. C’est alors que le corps a pris le relais, servant d’espace de stockage à ce qui n’a pas pu s’exprimer… sortir de nous. Et plus le temps passe, plus le corps paye cher cette émotion qui reste emprisonnée dans les cellules. Progressivement, nous apprenons alors à ne pas retourner dans les situations qui ont engendré des émotions qui n’ont pas pu être accueillies. Notre espace vital se réduit alors d’autant. Perdant de plus en plus de marges de manœuvres, jusqu’à ce que le corps lui-même montre, par ses blocages physiques ou certaines maladies, que notre propre vie est sous contraintes. Nous avons laissé les autres, l’extérieur, conditionner notre propre vie, notre espace d’expression de nous-même.

Le fœtus, arrivé au terme de la grossesse, est lui-même dans un espace contraint. S’il n’en sort pas… il meurt. Mais même une fois sorti, il est encore relié au placenta par l’intermédiaire du cordon ombilical. Et ce cordon devra être tranché à un moment où un autre (le sujet n’est pas sur le moment opportun de le couper, là n’est pas la question). Pour vivre, se développer, grandir extérieurement et intérieurement, le nouveau-né doit être sorti de sa mère, séparé du placenta dont il n’a plus besoin et vivre ce qu’il porte de vivre afin de devenir autonome. Tout l’enjeu sera alors de lui offrir un cadre sécurisant dans lequel il apprend à exprimer sa joie de vivre.

C’est pareil plus tard… autour de notre histoire (mal) vécue, de notre héritage émotionnel (non exprimé), nous avons pu créer en quelque sorte un pseudo-ventre maternel dans lequel nous étouffons. En cherchant à nous mettre à l’abri nous restons bloqués dans notre propre développement. Alors que, d’une façon ou d’une autre, la Vie continue à pousser en nous.

C’est ainsi que la somatisation joue son rôle. Au travers de son expression dans notre corps, le plus souvent par des douleurs ou un mal-être, la Vie nous invite à venir voir ce qui se passe. À ressentir cette étroitesse dans laquelle nous nous sommes installés et que nous ne percevons même plus. C’était tellement plus simple de se conformer aux attentes de maman ou papa, d’être gentil avec les autres, de faire passer les amis, les collègues avant ce qui est juste pour nous… pour obtenir leur validation sur notre propre droit à être… dans l’espace qu’ils nous laissent… parce que nous avons laissé à l’autre ce pouvoir de définir notre espace.

Au fil des séances, une prise de conscience se fait autour des émotions qui ont créé cette limitation. Et petit à petit, vient le moment d’en sortir. De faire le deuil d’une histoire dont aurions rêvé (et qui a été ce qu’elle a été) afin d’accueillir la souffrance et la laisser s’exprimer.

Il nous est proposé à tout moment de nous redonner naissance, de sortir de cet espace contraint qui nous a servi de protection, afin de reprendre notre autonomie, de retrouver notre élan vital et son expansion… d’aller dans le monde, dans ce qui est juste pour nous.

La Vie nous invite à couper le cordon.

De la Somatopathie à l’Aventure Intérieure

Ceux qui ont lu les articles précédents ou qui viennent à mon cabinet ont souvent découvert ma pratique au travers d’une demande le plus souvent centrée sur le corps : tant les douleurs physiques (vertébrales, articulaires, musculaires, tendineuses, viscérales, névralgiques, crâniennes…) que les difficultés émotionnelles associées à ces somatisations (peurs, angoisses, tristesses, deuils, surmenages, infertilités, insomnies…), souffrances dans la sexualité, l’accompagnement de la grossesse et l’accueil du nouveau-né…

J’accompagne chacun depuis des années dans les méandres de ces souffrances accumulées et dont le corps porte le douloureux témoignage.

Certains ont déjà fait un travail personnel, soit dans un accompagnement psycho-thérapeutique, soit dans une démarche plus spirituelle… et la rencontre avec la somatopathie leur permet le plus souvent une intégration avec le travail déjà accompli. Parfois la mémoire du corps résiste à l’investigation analytique et il peut être profitable de faire lâcher dans le corps ce qui a pourtant été déjà bien assimilé par la tête. Comme une pièce de puzzle manquante. Et d’un coup tout prend sens.

Pour d’autres, la Somatopathie est un point de départ. Notre culture n’a pas fait la part belle à notre propre écoute intérieure, loin s’en faut ! Et découvrir que le corps essaye de nous parler, que cela a du sens de s’écouter, et que c’est même vital… peut être une révolution pour certains. Une ouverture de conscience se fait à une dimension inconnue jusque là.

Parmi ceux-là, adultes ou enfants, il y a aussi ceux qui sont “surdoués” et  qui l’ignorent. Comme c’est une sujet qui me concerne tout particulièrement et qu’il a entraîné pas mal d’incompréhension dans ma vie, je lui accorde un petit aparté dans cet article. Ces personnes, dont je ne reprendrai pas la liste des caractéristiques, ont notamment une hypersensibilité, une hyperémotivité et un besoin de sens hors du commun. Et c’est souvent ce qui les amène un jour ou l’autre dans mon cabinet, le plus souvent pour un motif émotionnel fort : dépression, burnout, ne supporte plus la scolarité, trouble de l’attention, relation toxique avec un pervers narcissique, etc… Le travail en Somatopathie associé à mon expérience du sujet va alors nous conduire à la question de la relation au sens de sa propre existence, non pas sur un plan psycho-thérapeutique, mais dans une reconnexion à sa propre capacité à sentir ce qui est bon pour lui, ce dont il a vraiment envie, ce qui fait sens pour lui. Si c’est un enfant, en plus, cela me permet de faire prendre conscience aux parents de la spécificité de leur enfant et d’envisager de le regarder d’une autre façon, quitte à leur proposer de faire passer les tests de Wechsler (improprement appelés tests de QI) ou de les diriger vers des personnes qui ont des outils adaptés pour les aider à se remettre en selle et à se projeter.

Dans tous les cas, “surdoué” ou pas, au-delà de la disparition des symptômes de départ, la poursuite du travail somatopathique peut se faire pour celui qui veut approfondir sa quête de sens. Le contenu de la séance évolue alors quelque peu. Il peut y avoir une phase d’entretien beaucoup plus longue et moins de “gestes” somatopathiques. Avec certains qui sont dans cette démarche, les séances peuvent se traduire parfois uniquement par un entretien, prolongement des prises de conscience des séances précédentes.

En écrivant ceci, je sais que cela ne concerne pas la demande de tous. Et c’est bien normal ! Chacun son chemin. Mes autres articles parlent de l’essentiel de ma pratique.

Mais, à ceux que l’Aventure Intérieure passionne, je propose d’élargir le champ d’exploration en intégrant une écoute fine du corps avec des entretiens, plus ciblés sur ce qui est venu perturber le contact avec ce qui fait sens. Ce qui n’exclut pas que, dans certaines étapes, je puisse inviter quelqu’un à consulter un psychothérapeute (je ne suis pas psychothérapeute -ce n’est pas mon sujet).

L’objectif n’est pas de repartir avec des réponses toute faites ! Je n’ai pas VOS réponses. Certainement pas ! Mais dans une écoute de plus en plus subtile avec ce qui se passe dans l’instant de la séance peut émerger une autre façon d’envisager vos questions : VOTRE façon de les aborder, éclairée par les prises de conscience faites en séance.

Objectif essentiel de cette Aventure Intérieure : aller vers une existence qui ait du sens… pour vous !

Cet article est un peu complexe à écrire… comment ne pas trop écrire afin de ne pas enfermer ? Comment tendre la perche à ceux qui sont en demande ? Et le sujet pourrait demander un livre entier, voire plusieurs ! Ce n’est pas l’objet de ce petit article. Alors si cela vous parle, vous pouvez me téléphoner au besoin pour en discuter, ou m’écrire via le formulaire de contact.

Never give up (n’abandonne jamais)

Je rebondis sur ce magique court-métrage de l’école des Gobelins : Burn Out.

Il parle avec poésie de nos renoncements d’adulte quant à nos rêves d’enfant. Et cela rejoint tellement ce que je constate régulièrement dans ma pratique de somatopathe…

Pour bien des personnes que j’accompagne, le chemin passe par le fait de reprendre contact avec son élan vital intérieur, ses désirs les plus profonds, ceux qui nous nourrissent vraiment, avec lesquels nous étions probablement en contact enfant… et sur lesquels le couvercle a été posé… chape de résignation sous couvert de principe de réalité. Coupés de cet élan, nous avançons en adoptant une stratégie de survie que parfois seul un incident (comme dans le court-métrage, une panne) met en cause.

Que ce soit un burnout, une dépression, un accident, une maladie… tout peut être une opportunité pour se reconnecter enfin à cet élan vital longtemps occulté.
C’est ce que je constate tous les jours. Cet « accident de la vie » devient l’occasion d’un nouveau départ… et combien de fois j’ai entendu de la bouche de ceux qui sont en travail avec moi (après quelques séances) : cet accident a en fait été la chance de ma vie.
Inutile de dire que cette phrase n’était pas présente spontanément lors de la première séance !

Mais finalement… seul le résultat compte !

Accueillir son enfant intérieur

J’ai écrit plusieurs articles pour tenter de donner une idée de la démarche que j’adopte dans une séance de somatopathie. Mais je souhaite revenir sur une dimension importante de cette pratique.

La somatopathie met en œuvre une écoute manuelle subtile de différents niveaux d’organisation dans notre corps : lésions de suture, lésions musculaires, blocages du mouvement respiratoire primaire (MRP), blocages énergétiques…

Derrière chacune de ces lésions j’apporte des corrections visant à redonner au corps physique ou subtil le moyen de reprendre son fonctionnement normal. Ces corrections s’appuient sur le principe de l’homéostasie : le corps sait naturellement se réparer à l’intérieur de certaines limites.

Mais si je me limite à ces deux aspects, il manque l’essentiel. L’écoute identifie des lésions, certes, mais par-dessus tout, elle permet de mettre en évidence des émotions. Ce sont ces émotions, ces souffrances, qui, a un certain moment de l’histoire du patient, ont été au-delà de sa capacité à les accueillir. Tout particulièrement dans l’enfance. Et heureusement, de nombreux mécanismes sont en nous afin de nous permettre de continuer à fonctionner à peu près normalement malgré ces souffrances vécues, parfois terribles.

Notre corps a cette capacité à enfouir en profondeur ce qui est insupportable. Bien entendu, même ce mécanisme a des limites. Mais si vous venez à mon cabinet… c’est que ce mécanisme vous a permis de  vivre jusque-là !

Pendant la séance, les corrections somatopathiques sont associées à une verbalisation. Quand c’est nécessaire, je peux être amené à inviter la personne à faire le lien entre ce que je ressens comme un blocage et un type d’émotion vécu. C’est lui qui identifie l’événement référent. Ce faisant, il prend conscience de l’importance de l’émotion ressentie à ce moment-là… et il arrive que cette émotion remonte d´un coup à la surface lorsque je libère les lésions qui emprisonnaient la mémoire de cette souffrance.

Cela peut se faire durant la séance ou dans les jours qui suivent. Et dans ce cas, un seul mot d’ordre : accueillir.

Accueillir cette émotion autant que possible, sans même chercher à comprendre quoi que ce soit. Ni d’où elle vient, ni pourquoi… juste accueillir.

C’est ce geste d’accueil qui, pour plein de bonnes raisons, n’a pas pu être fait sur le moment… il peut être fait désormais.

J’utilise souvent une image. Celle d’une petite fille qui est dans une aire de jeux avec sa maman. La petite fille joue tandis que sa maman est assise sur un banc. Elle tombe et se fait un peu mal. Aussitôt elle commence à pleurer et cherche sa maman du regard puis court vers elle.

Sa maman lui ouvre les bras. L’écoute pleurer, l’écoute lui raconter les circonstances de sa chute… La petite fille exprime sans retenue son émotion. Elle est entendue dans sa souffrance par sa maman qui l’écoute et lui donne le droit de pleurer. Au bout de quelques minutes… c’est fini. L’émotion s’est exprimée. La petite fille a été entendue… elle peut retourner jouer. Il ne restera plus rien de cet événement.

C’est ce qu’il nous est possible de faire maintenant lorsque l’émotion se libère pendant ou après la séance. Nous autoriser à l’exprimer. Et entendre, être à l’écoute de notre enfant intérieur qui ne l’a pas été la première fois. Nous devenons le parent de notre enfant intérieur. Par ce geste, nous prenons notre autonomie en devenant celui qui permet la guérison de cet enfant.

C’est un geste d´amour pour nous-mêmes, pour notre intériorité. Nous cessons de l’attendre de l’extérieur. Et nous réalisons que nous pouvons grandir vers plus de liberté.

Nous devenons acteur de notre guérison.

Somatopathie : un cas d’infertilité

Somatopathie : un cas d'infertilité Cet article est le septième d’une série destinée à mieux faire comprendre le champ d’action de la somatopathie, sa mise en œuvre et les résultats que l’on peut en attendre.

Les cas présentés ici sont des cas génériques. Non celui d’une seule personne mais d’une typologie donnée, synthèse de plusieurs cas similaires avec des prénoms et des genres qui peuvent varier selon le type de cas. L’objectif est pédagogique, illustratif.

Quand Aline, 35 ans, vient me voir, cela fait déjà huit ans qu’elle essaye d’avoir un enfant avec son conjoint. Huit années éprouvantes au cours desquelles ont été tentées sur elles toutes les techniques possibles et imaginables destinées à la rendre enceinte. Huit années d’espoirs déçus car tous les examens les plus aboutis sont arrivés aux mêmes conclusions : Aline n’a aucune raison organique identifiable empêchant une grossesse. Aucune anomalie, aucune malformation, rien.

Elle ovule normalement ( d’un seul ovaire) mais aucun œuf ne parvient à se former, ni se fixer ou se développer sur la paroi utérine. Par conséquent toutes les tentatives de fécondation in vitro et d’insémination se sont soldées pas un échec.

Lors de sa première visite, Aline a aussi très mal au dos et des douleurs dans le petit bassin.

La séance débute donc par la correction de l’ensemble de la structure. Aline porte de nombreuses émotions depuis des années et cela a entraîné de multiples tensions autour desquelles sa structure s’est adaptée. Comme le dit l’expression populaire : elle en a plein le dos.

Ce «ménage» permet de faire apparaître une souffrance en lien avec sa propre descendance… alors qu’Aline ne m’a pas dit avoir eu d’enfant.

Celle-ci m’explique alors que, vers 16 ans, elle se retrouve enceinte. Aline est très amoureuse de l’homme qu’elle a rencontré mais, dans sa propre famille, il est hors de question de laisser une telle grossesse se poursuivre. Aline doit alors subir une interruption de grossesse imposée par ses parents et ne doit plus jamais revoir cet homme.  Les larmes d’Aline coulent. C’est un vrai cataclysme émotionnel qui revient à la surface pendant la séance. Pour sauver les apparences, rien ne sera plus jamais évoqué dans le milieu familial… comme si tout cela n’était jamais arrivé. Même le mari actuel d’Aline n’est pas au courant.

La séance se termine. Nous n’avons pas fait le tour de tout le sujet mais il faut déjà intégrer tout ce qui est revenu à la surface. Aline décide de parler de tout cela avec son mari d’ici la séance suivante.

Quand Aline revient, ce n’est déjà plus tout à fait la même personne. Elle se sent déjà beaucoup plus légère ! Elle n’est pas enceinte mais elle pressent que quelque chose reste possible.

La séance prend alors une toute autre tournure. Le crâne m’invite immédiatement à aller regarder les organes et de nouvelles informations apparaissent : il s’est probablement passé quelquechose dans l’histoire de la grand-mère maternelle en rapport avec le fait d’avoir un enfant. Cela s’exprime clairement sur l’ovaire gauche qui est justement celui qui n’ovule pas, mais aussi sur l’utérus. La souffrance de cette grand-mère est aussi d’ordre sexuel. Aline ne sait rien. Cela n’empêche pas le travail de libération émotionnelle de ces mémoires engrammées dans la structure des organes mais je l’invite quand même à essayer de poser des questions.

C’est lors de la troisième séance que j’aurai confirmation de ce que j’avais exprimé : la grand-mère maternelle a été violée à 16 ans par quelqu’un de la famille. Dans le milieu bourgeois de ses parents, on taira tout. La grand-mère sera avortée et le sujet ne sera jamais plus évoqué alors que le membre de la famille concerné continuera à fréquenter la maison.

Aline prend conscience que son histoire résonne singulièrement avec celle de sa grand-mère. Elle prend conscience de la terrible souffrance que cette dernière a dû porter des années durant.

Dans l’histoire d’Aline, son mari n’est pas bien accepté par sa famille. La séance montre qu’elle a besoin de se libérer de son sentiment de trahir les schémas familiaux… Aline sort du cadre.

Au fil des séances, Aline se réapproprie ses choix de vie, a pu accueillir et laisser s’évacuer l’immense souffrance de cette interruption de grossesse imposée alors qu’elle a 16 ans… et la relation avec son mari se transforme radicalement.

Quelques mois après la première séance, Aline est enceinte, le plus naturellement du monde. Le futur papa est présent lors des séances où Aline vient pendant sa grossesse.

Aline est désormais l’heureuse maman d’un adorable garçon.

Somatopathie : un cas de burn-out

incendie

Cet article est le cinquième d’une série destinée à mieux faire comprendre le champ d’action de la somatopathie, sa mise en œuvre et les résultats que l’on peut en attendre.

Les cas présentés ici sont des cas génériques. Non celui d’une seule personne mais d’une typologie donnée, synthèse de plusieurs cas similaires avec des prénoms et des genres qui peuvent varier selon le type de cas. L’objectif est pédagogique, illustratif.

Paul, 52 ans, entre dans mon cabinet s’écroule dans le canapé disposé à cet effet. Son regard semble éteint. Le teint est gris. Comme quelqu’un qui se demande ce qu’il fait là, son regard parcourt un moment la pièce, cherchant quelque chose à quoi s’accrocher. Au bout d’une minute, ses yeux me fixent tandis que je termine la préparation de sa fiche.

Paul vient pour la première fois. Gérant d’un grand magasin, marié depuis 25 ans, deux enfants, une belle voiture, une belle maison. Malgré son regard éteint il a encore fière allure, sportif, bronzé, dans une tenue impeccable.

Il a entendu parler de la somatopathie par un copain. Il est dans mon cabinet parce qu’il y a 15 jours, il s’est retrouvé en arrêt de travail pour burn-out.

Burn-out. Le mot a été prononcé par son médecin traitant sur l’arrêt de travail. Quand Paul le prononce, ce mot résonne comme un couperet. Comme l’aveu d’un échec.

Jusqu’à ce jour la vie de Paul semble avoir été un sans-faute, selon ses dires : “Il y avait bien de la fatigue qui s’accumulait… mais le magasin demandait beaucoup de temps. Fallait bien être sur le pont, en tant que patron.” Il y avait bien sa femme, qui depuis quelques mois commençait à lui faire des reproches sur sa disponibilité le week-end, sur sa baisse de libido, sur ses enfants qu’il ne voyait plus beaucoup… “Mais ce magasin, c’est toute ma vie, même si le contexte économique est devenu compliqué… Ma femme ne voulait pas comprendre… Ce n’est pas avec son salaire que nous allions vivre… Depuis quelques temps le sommeil n’était plus réparateur. Et je n’avais plus le temps de faire mon footing matinal quotidien.”

Il y a 15 jours, Paul laisse exploser une vive colère à table le soir en famille. Jamais ses proches ne l’avaient vu ainsi. Une fois dans sa chambre il se sent vide. Le lendemain matin, impossible de se lever, d’aller travailler. “Son cerveau ne répond plus”. Sa femme inquiète le conduit chez le médecin traitant. “Burn-out”.

Paul n’a toujours pas compris ce qui lui est arrivé.

Lors de la première écoute crânienne, rien ne bouge. Dans les approches de type ostéopathique, une écoute fondamentale s’appuie sur le MRP (mouvement respiratoire primaire). Dans les mains, un crâne en bonne santé donne une sensation de respiration nettement perceptible après un peu d’entraînement. Quand rien ne bouge, c’est que le traumatisme physique ou psychique subi dépasse les capacités d’adaptation du patient. Le crâne est dur comme un casque de moto.

Mes premiers gestes iront donc dans le sens de redonner de la mobilité au crâne. Retrouver du mouvement. Sortir de la pétrification liée à la stupéfaction afin de pouvoir se remettre en marche.

La suite de l’écoute crânienne montre que Paul s’est coupé de l’écoute de lui-même depuis longtemps, qu’il est dans une hyper-vigilance de chaque instant comme si chaque seconde pouvait le conduire à la catastrophe et qu’il fallait donc tout surveiller, tout contrôler…

Mais d’autres informations plus centrales du crâne viennent parler directement de sa conception. Dans mes mains, certains os crâniens montrent qu’il y a quelquechose de l’ordre du déni de grossesse dans l’histoire de Paul.  Je lui demande alors s’il connaît les circonstances de sa conception et du début de sa grossesse.

Paul connaît très bien son histoire. Ses parents sont mariés depuis très peu de temps lorsque sa mère tombe enceinte et ils n’attendaient pas d’enfant si vite. Ils sont en train de monter leur commerce et ils n’ont pas de temps à consacrer à un enfant. La conception de Paul se fait donc dans une absence totale de désir d’enfant et la grossesse est vécue par la maman comme une gêne alors qu’elle préfère se consacrer à son commerce. Sa maman vit alors cette période comme si elle n’était pas enceinte. Elle est à fond dans son commerce, dans les sorties avec son mari (ils sont encore très jeunes tous les deux)… et quand vient le moment de l’accouchement… rien n’est prêt !  Pas de chambre, pas de vêtements…. un peu comme si l’accouchement arrivait par surprise.

Dans les séances de Somatopathie, je ne suis pas là pour porter le moindre jugement sur les parents du patient. Chacun a été ce qu’il a été pour de multiples raisons. En revanche, il est important de comprendre le vécu de la personne dans le contexte.

Et le contexte de développement embryonnaire et de la croissance de Paul dans le ventre de sa mère est porteur d’une grande angoisse existentielle : faute de regard, de désir de ses parents pour l’enfant  venir, faute de conscience de la maman pendant la grossesse, Paul n’est pas porté naturellement par ses parents. Il grandit dans une absence de sens de sa propre existence et une absence de regard.

Il va donc développer une stratégie de survie qui s’appuie sur une écoute empathique de l’autre dans le but de trouver comment établir le lien : non pas naturellement par ce qu’il est, mais par ce qu’il fait.  Il doit faire pour être reconnu. Il doit réussir pour être en lien. Il doit faire pour exister.

Paul deviendra donc quelqu’un de condamné à réussir. Et il réussira.

Jusqu’à ce que l’absence de sens le rattrape. Pendant des années la réussite de Paul a suffit à donner du sens à son existence… et puis un jour quelque chose cloche : la suite de la séance de Paul (un autre suture crânienne très caractéristique) permet de mettre alors le doigt sur le déclencheur : le patron de la chaîne de magasins a remis en cause les qualités de gestion de Paul et lui a donné des objectifs inatteignables. Or Paul avait noué avec cet homme une relation dans laquelle Paul se sentait reconnu, porté, valorisé. Compensation de la relation qu’il n’avait pas pu nouer avec son propre père. Paul a reçu ces reproches comme un coup de poignard. D’un coup il a perdu ce qui donnait du sens.

Et sur la table dans le cabinet, tout le lien entre les attentes qu’il avait nourries autour de cette relation et la souffrance dans la relation avec son père s’assemblent tel un puzzle. Paul est dévasté. Pour la première fois, les larmes coulent. La colère ne fait plus rempart.

La fin de la séance cherchera l’apaisement, l’harmonisation. Cette première séance fut une «grosse» séance. Lorsque Paul se relève son regard n’est plus éteint. Une lueur d’espoir est apparue. Il sourit

Il ne voit plus son burn-out comme un cataclysme mais comme une opportunité. Il a pris conscience qu’il traverse une étape de réparation et qu’il lui faudra du temps.

Je ne vais pas raconter les séances suivantes. Comme avec un oignon que l’on épluche, d’autres émotions, d’autres souffrances, seront mises à jour au fil du temps. Toute la construction issue des conditions spécifiques de la conception et du début de la grossesse va progressivement tomber.

L’accompagnement de Paul aura duré huit mois avec une séance toutes les 3 à 6 semaines selon les périodes. Aujourd’hui Paul est en reconversion professionnelle. Sa femme est venue pour quelques séances. Leur couple est en train de repartir sur de toutes nouvelles bases, beaucoup plus harmonieuses.

Somatopathie : un cas de migraine

Tempête

Cet article est le quatrième d’une série destinée à mieux faire comprendre le champ d’action de la somatopathie, sa mise en œuvre et les résultats que l’on peut en attendre.

Les cas présentés ici sont des cas génériques. Non celui d’une seule personne mais d’une typologie donnée, synthèse de plusieurs cas similaires avec des prénoms et des genres qui peuvent varier selon le type de cas. L’objectif est pédagogique, illustratif.

Quand j’ai reçu Julie, 12 ans, accompagnée de sa maman, cela fait déjà 8 mois qu’elle souffre de terribles migraines plusieurs fois par semaine.

De vraies migraines. De celles qui la clouent au lit et lui font rater l’école plusieurs fois par semaine depuis que cela a commencé. Aucun traitement n’a fait effet jusque-là.

L’écoute crânienne montre de très fortes tensions. Julie porte en elle la marque de plusieurs traumatismes de séparation dans le tout début de son existence. Quelque chose de son histoire primitive est en train de remonter à la surface : “j’ai tendance à me sacrifier pour mes parents”. Et quand je l’évoque, Julie et sa maman confirment. Julie est toujours à l’écoute de son père, de sa mère, faisant régulièrement passer ses envies au second plan, dans un souci constant de rendre service à l’un comme à l’autre.

Pour tout un chacun, Julie est une jeune fille en or… Elle est tellement facile à vivre.

Mais cette apparence idéale cache une réalité plus complexe. La suite de l’écoute crânienne montre que tout cela prend racine dans les débuts de la grossesse. Quand Julie est conçue, il n’y a pas de projet d’enfant entre les parents. Elle est un “accident”. Et quand les parents réalisent que la grossesse est en cours, ce n’est pas le moment. Ils sont encore jeunes et tous deux dans un projet professionnel qui les accapare beaucoup. Alors les futurs parents ne sont pas disponibles pour créer un lien affectif fort avec ce fœtus en plein développement. Et cette absence de regard crée, dans les touts débuts de l’existence in-utero de Julie, un stress majeur. C’est ce regard convergent des deux parents dès le début de la grossesse qui donne le sens de l’existence de Julie… en son absence, Julie va porter en elle ce manque de regard et la nécessité de le retrouver.

C’est pourquoi, dès sa venue au monde, elle mettra en œuvre des stratégies afin d’attirer ce regard vital pour elle. Elle se mettra ainsi dans une empathie destinée à lui permettre de sentir les besoins des autres plutôt que les siens afin de trouver toutes les opportunités de rendre service… Jusqu’à s’oublier elle-même.

L’ensemble des tensions que cela va produire en elle se situe essentiellement entre la base du crâne et les yeux.

En libérant progressivement le crâne de Julie, je l’invite à se demander ce qui s’est passé un peu avant le début de ses migraines, il y a huit mois. Étant donné ce que j’ai déjà verbalisé au sujet de l’origine de toutes les tensions que porte Julie, elle fait le lien très vite : quelques jours avant le début de ses migraines, Julie a compris que ses parents envisagent de se séparer. Alors, dans un sursaut d’empathie, elle s’est sentie responsable de cette séparation, avec le désir de trouver le moyen de réparer la relation entre ses parents. Ce faisant, elle se sentait incapable d’en parler avec eux, et tout autant impuissante.

Les larmes de Julie coulent doucement tandis qu’elle exprime tout cela. La maman est stupéfaite, mais extrêmement attentive et bienveillante.

Quand la séance se termine, Julie et sa maman échangent un regard que je n’oublierai pas.

Je préviens Julie qu’il n’est pas impossible que son corps réagisse à la séance par une nouvelle migraine dans les trois jours, mais que cela devrait commencer à s’apaiser ensuite.

Je reverrai Julie 3 semaines plus tard. Effectivement, deux jours après la séance elle a refait une migraine beaucoup plus légère.

Et ce fut la dernière. Elle n’en a jamais refait depuis et elle commence doucement à redevenir un enfant qui s’écoute et se fait plaisir.

L’histoire de Julie est typique de ce qui peut se passer en somatopathie chez un enfant. Les résultats sont souvent plus rapides.
Chez un adulte, le travail sur une migraine peut nécessiter plusieurs séances mais généralement, dès la première, on constate déjà une nette amélioration.

Somatopathie : un cas de cancer du sein

Cet article est le troisième d’une série destinée à mieux faire comprendre le champ d’action de la somatopathie, sa mise en œuvre et les résultats que l’on peut en attendre.

Les cas présentés ici sont des cas génériques. Non celui d’une seule personne mais d’une typologie donnée, synthèse de plusieurs cas similaires avec des prénoms et des genres qui peuvent varier selon le type de cas. L’objectif est pédagogique, illustratif.

Quand Karine vient à mon cabinet, elle vient d’apprendre depuis quelques semaines qu’elle développe un cancer du sein gauche. Elle a 38 ans, trois enfants de 10 à 16 ans et est mariée depuis 18 ans.
Une de ses amies lui a parlé de la somatopathie et, au-delà de guérir rapidement, elle veut comprendre ce que son corps est en train de vouloir exprimer.

Elle est fatiguée, cette annonce a provoqué en elle un grand choc, d’autant que l’oncologue parle d’une forme relativement virulente. Un protocole de chimiothérapie est mis en place et la première chimio est prévue dans une semaine.

Lors de la première séance de somatopathie, l’écoute crânienne montre une très grande peur de la mort d’un homme. Karine est surprise. Elle avait complètement oublié de l’évoquer : il y a 2 mois, son fils a eu un très grave accident de voiture et est resté deux semaines en soins intensifs entre la vie et la mort. Ce fut une terrible épreuve pour elle car elle l’avait autorisé à partir pour une soirée chez des amis et l’accident est survenu alors qu’il rentrait de la soirée dans la voiture d’un copain à lui.

Karine a en gardé un immense sentiment de culpabilité. “J’aurais pu tuer mon fils”. La suite de la séance nous apprendra l’importance de cette phrase.

Je ne vais pas détailler toutes les corrections crâniennes de cette première séance… ce qui est caractéristique, c’est que très vite, le crâne montre qu’un ou des organes portent des mémoires de l’histoire familiale. C’est généralement le cas lors d’un cancer du sein.

L’écoute manuelle des organes montre trois organes concernés : le sein gauche, le poumon gauche et la rate. Tout cela me montre qu’il y a probablement eu une grande souffrance de la grand-mère maternelle lors de la perte d’un enfant, perte dont elle se serait sentie coupable.

J’interroge alors Karine. Connaît-elle l’histoire de sa grand-mère maternelle ? Cette dernière aurait-elle perdu un enfant en bas âge ?

Karine connaît l’histoire. Sa grand-mère maternelle a perdu sa première fille alors qu’elle avait 1 à et demi. Elle lui avait donné quelque chose à manger et sa fille s’est étouffée devant elle et en est morte. Inutile de dire que la grand-mère ne s’en est jamais vraiment remise, d’autant qu’à l’époque, on n’allait pas voir un psychologue ou un psychothérapeute dans ce cas !

En somatopathie, lorsqu’on trouve un organe “figé”, c’est que la personne porte dans son corps, la mémoire traumatique vécue par le grand-parent comme si elle-même avait vécu ce traumatisme. Cela peut paraître étrange, mais des découvertes récentes en épigénétique tendent à montrer que cette transmission se fait par l’ADN.

Mais peu importe, notre écoute manuelle se vérifie systématiquement. Même si nous ne savons pas comment se fait la transmission, la mémoire est bien là et est active chez le patient. Elle agit comme un terrain d’hyper sensibilité émotionnelle sur un type d’émotion particulier.

Dans le cas de Karine, c’est comme si elle avait déjà perdu, par le passé, un premier enfant et qu’elle s’en était déjà sentie responsable.
Alors quand elle apprend l’accident de voiture de son fils, qu’elle accourt aux urgences et qu’elle le découvre entre la vie et la mort, tout bascule. Il est évident que, pour toute mère, le choc serait rude… Mais le contexte émotionnel qu’elle porte de sa grand-mère va déclencher une réaction très forte de l’organisme car, dans son corps, c’est comme si elle a déjà perdu un enfant… C’est donc, du point de vue émotionnel, comme si cela se reproduisait encore… et c’est cela qui va se traduire, chez Karine, par ce cancer du sein… comme un écho à la souffrance de sa grand-mère qu’elle porte et doit entendre.

Lors de cette première séance, les pièces du puzzle viennent brutalement de s’assembler dans la tête de Karine. Elle n’a rien appris qu’elle ne savait déjà… mais une profonde connexion vient de s’établir sur des niveaux qui étaient jusque-là inconscients… et au-delà de la verbalisation, les corrections somatopathiques vont commencer à faire effet.

Dans les trois semaines qui vont suivre, Karine va sentir de nombreuses émotions revenir à la surface, s’exprimer, et une détente en train de se faire en elle. Quand nous nous revoyons lors de la séance suivante, la première chimio a déjà eu lieu et son corps est mis à rude épreuve. D’autres techniques somatopathiques serviront à aider les organes à mieux supporter le traitement.

Nous nous sommes revus pendant cinq séances espacées de 3 semaines. Raconter tout ce qui a continué à s’exprimer via le corps dans les séances suivantes serait bien long. Progressivement, d’autres pans des mémoires de l’histoire familiale, grand-paternelle cette fois, sont remontées à la surface. Comme souvent, les deux histoires familiales de nos parents font miroir.

Ce qui est notable dans le cas de Karine, c’est que la virulence du cancer a baissé de façon tellement spectaculaire que l’oncologue lui-même a été surpris par ce qui s’est passé.

Karine a respecté scrupuleusement les chimiothérapies et a finit par faire une opération… finalement moins invasive que prévue. Et surtout, après l’opération, elle a récupéré extrêmement vite, à la surprise de son entourage. Je continue à l’accompagner mais de façon beaucoup plus espacée.

L’expérience montre que, lorsqu’on a fait le travail préalable de décodage et de libération des mémoires émotionnelles à l’origine d’une pathologie, le traitement ou l’opération est beaucoup mieux toléré… la récupération beaucoup plus rapide.

A contrario, faire une opération sans cette préparation revient à supprimer en nous un symptôme… mais pas le terrain émotionnel qui l’a induit. C’est comme si on refusait d’entendre ce que notre corps veut nous dire. Du coup il arrive que suite à l’opération le patient se sente très mal émotionnellement car l’émotion qui s’exprimait via le corps a perdu son moyen d’expression… et risque de chercher un autre moyen d’expression ailleurs, d’où des risques de mal-être, rechutes ou de transfert sur une autre forme de pathologie.

Comme je le dis toujours, la somatopathie ne se substitue jamais à une consultation médicale, à des traitements ou opérations quand c’est nécessaire. Sur un cancer par exemple, je n’interviens jamais dans le choix de la patiente vis à vis de la chimiothérapie, de l’opération, etc… Au contraire, j’inviterai toujours la patiente à se réapproprier son choix. En revanche, le travail en somatopathie peut très largement potentialiser l’efficacité de l’approche médicale retenue en rétablissant le lien entre le corps et la psyché

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