Je rebondis sur ce magique court-métrage de l’école des Gobelins : Burn Out.

Il parle avec poésie de nos renoncements d’adulte quant à nos rêves d’enfant. Et cela rejoint tellement ce que je constate régulièrement dans ma pratique de somatopathe…

Pour bien des patients que j’accompagne, le chemin passe par le fait de reprendre contact avec son élan vital intérieur, ses désirs les plus profonds, ceux qui nous nourrissent vraiment, avec lesquels nous étions probablement en contact enfant… et sur lesquels le couvercle a été posé… chape de résignation sous couvert de principe de réalité. Coupés de cet élan, nous avançons en adoptant une stratégie de survie que parfois seul un incident (comme dans le court-métrage, une panne) met en cause.

Que ce soit un burnout, une dépression, un accident, une maladie… tout peut être une opportunité pour se reconnecter enfin à cet élan vital longtemps occulté.
C’est ce que je constate tous les jours. Cet « accident de la vie » devient l’occasion d’un nouveau départ… et combien de fois j’ai entendu de la bouche de mes patients (après quelques séances) : cet accident a en fait été la chance de ma vie.
Inutile de dire que cette phrase n’était pas présente spontanément lors de la première séance !

Mais finalement… seul le résultat compte !