Somatopathie : un cas d'infertilité Cet article est le septième d’une série destinée à mieux faire comprendre le champ d’action de la somatopathie, sa mise en œuvre et les résultats que l’on peut en attendre.

Les cas présentés ici sont des cas génériques. Non celui d’un seul patient mais d’une typologie donnée, synthèse de plusieurs cas similaires avec des prénoms et des genres qui peuvent varier selon le type de cas. L’objectif est pédagogique, illustratif.

 

Quand Aline, 35 ans, vient me voir, cela fait déjà huit ans qu’elle essaye d’avoir un enfant avec son conjoint. Huit années éprouvantes au cours desquelles ont été tentées sur elles toutes les techniques possibles et imaginables destinées à la rendre enceinte. Huit années d’espoirs déçus car tous les examens les plus aboutis sont arrivés aux mêmes conclusions : Aline n’a aucune raison organique identifiable empêchant une grossesse. Aucune anomalie, aucune malformation, rien.

Elle ovule normalement ( d’un seul ovaire) mais aucun œuf ne parvient à se former, ni se fixer ou se développer sur la paroi utérine. Par conséquent toutes les tentatives de fécondation in vitro et d’insémination se sont soldées pas un échec.

 

Lors de la première consultation, Aline a aussi très mal au dos et des douleurs dans le petit bassin.

La séance débute donc par la correction de l’ensemble de la structure. Aline porte de nombreuses émotions depuis des années et cela a entraîné de multiples tensions autour desquelles sa structure s’est adaptée. Comme le dit l’expression populaire : elle en a plein le dos.

Ce «ménage» permet de faire apparaître une souffrance en lien avec sa propre descendance… alors qu’Aline ne m’a pas dit avoir eu d’enfant.

Celle-ci m’explique alors que, vers 16 ans, elle se retrouve enceinte. Aline est très amoureuse de l’homme qu’elle a rencontré mais, dans sa propre famille, il est hors de question de laisser une telle grossesse se poursuivre. Aline doit alors subir une interruption de grossesse imposée par ses parents et ne doit plus jamais revoir cet homme.  Les larmes d’Aline coulent. C’est un vrai cataclysme émotionnel qui revient à la surface pendant la séance. Pour sauver les apparences, rien ne sera plus jamais évoqué dans le milieu familial… comme si tout cela n’était jamais arrivé. Même le mari actuel d’Aline n’est pas au courant.

La séance se termine. Nous n’avons pas fait le tour de tout le sujet mais il faut déjà intégrer tout ce qui est revenu à la surface. Aline décide de parler de tout cela avec son mari d’ici la séance suivante.

 

Quand Aline revient, ce n’est déjà plus tout à fait la même personne. Elle se sent déjà beaucoup plus légère ! Elle n’est pas enceinte mais elle pressent que quelque chose reste possible.

La séance prend alors une toute autre tournure. Le crâne m’invite immédiatement à aller regarder les organes et de nouvelles informations apparaissent : il s’est probablement passé quelquechose dans l’histoire de la grand-mère maternelle en rapport avec le fait d’avoir un enfant. Cela s’exprime clairement sur l’ovaire gauche qui est justement celui qui n’ovule pas, mais aussi sur l’utérus. La souffrance de cette grand-mère est aussi d’ordre sexuel. Aline ne sait rien. Cela n’empêche pas le travail de libération émotionnelle de ces memoires engrammées dans la structure des organes mais je l’invite quand même à essayer de poser des questions.

C’est lors de la troisième séance que j’aurai confirmation de ce que j’avais exprimé : la grand-mère maternelle a été violée à 16 ans (!) par quelqu’un de la famille. Dans le milieu bourgeois de ses parents, on taira tout. La grand-mère sera avortée et le sujet ne sera jamais plus évoqué alors que le membre de la famille concerné continuera à fréquenter la maison.

Aline prend conscience que son histoire résonne singulièrement avec celle de sa grand-mère. Elle prend conscience de la terrible souffrance que cette dernière a dû porter des années durant.

Dans l’histoire d’Aline, son mari n’est pas bien accepté par sa famille. La séance montre qu’elle a besoin de se libérer de son sentiment de trahir les schémas familiaux… Aline sort du cadre.

Au fil des séances, Aline se réapproprie ses choix de vie, a pu accueillir et laisser s’évacuer l’immense souffrance de cette interruption de grossesse imposée alors qu’elle a 16 ans… et la relation avec son mari se transforme radicalement.

Quelques mois après la première séance, Aline est enceinte, le plus naturellement du monde. Le futur papa est présent lors des séances où Aline vient pendant sa grossesse.

Aline est désormais l’heureuse maman d’un adorable garçon.